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Le jardin du paresseux

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Produire mieux en jardinant moins : les astuces du jardinier malin

Le jardin, vous adorez : faire des siestes dans l’herbe, organiser des courses de coccinelles, jouer avec les fleurs… En revanche, pour ce qui est de l’entretenir, vous passez généralement votre tour. Ne partez pas du principe que vous n’avez pas la main verte : un jardin bien conçu n’a à terme plus vraiment besoin de vous ! Petite leçon de paresse assumée : vous tombez bien, le jardin autonome est dans l’air du temps !

Les bons réflexes du jardinier paresseux

La paresse, c’est tout un art : au départ, quelques paramètres à ajuster, puis, une fois l’écosystème en place, la nature se débrouille :

  • Tenir compte des affinités entre les variétés : l’ail permet d’éloigner les nuisibles des carottes, fraises ou tomates, les pommes de terre apprécient l’azote apporté par les haricots…
  • Mettre en place des bulbeuses rustiques comme le liriope, le muscaris ou la tulipe : une seule plantation pour des années de floraison en perspective, sans rien faire !
  • Pailler et implanter des végétaux couvre-sol pour réduire les besoins en eau et en engrais tout en limitant la pousse des mauvaises herbes : œillets, rue, pulmonaire…
  • Planter des haies de petits arbustes buissonnants qui ne nécessitent pas d’être taillés tous les mois : abélie, seringat, hibiscus… Personne ne dira rien si votre haie n’est pas à angle droit !
  • Recycler les matières en étalant vos déchets végétaux… directement sur les plates-bandes. Lorsque vous ramassez un légume, effeuillez-le sur place par exemple. En alternant tontes et épluchures, le compostage de surface passe vite inaperçu dans un potager bien fleuri.

Les gestes à limiter pour alléger votre routine au jardin

En prenant de bonnes habitudes, vous allez pouvoir rapidement réduire, voire supprimer les corvées les plus pénibles au jardin :

  • Retourner la terre : terminées les pénibles heures de bêchage et de passage du motoculteur ! Ne plus bêcher permet à la vie du sol de se développer. Les mycorhizes et les lombrics aèrent la terre et font le travail à votre place !
  • Désherber : si quelques herbes poussent encore malgré la couverture du sol, ce n’est pas la fin du monde, peut-être ont-elles une utilité ?
  • Traiter : les pesticides, les insecticides et les engrais non verts nuisent à la biodiversité.
  • Arracher les plantes après la récolte : laisser les végétaux au sol contribue à former la couverture végétale qui le préserve pendant l’hiver.
  • Tondre la pelouse : si l’on vous fait une remarque sur votre gazon un peu sauvage, rétorquez que c’est pour le bien des abeilles. Et c’est bucolique, ces petites fleurs des champs !

Finalement, toutes ces méthodes rendent votre jardin plus proche des processus naturels : on n’a jamais vu une forêt bien ratissée après tout !

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